Les prémices du retour au régime républicain :
Le retour au régime républicain avait été précédé par des signes annonciateurs, qui s’étaient manifestés, au milieu du 19e siècle, à travers la pensée des pionniers du mouvement réformiste, tels que Ahmed Ibn Abi Dhiaf (1802-1874) et Mohamed Bayram V (1840-1889).
Parmi les réformes du système de gouvernement, au 19e siècle :
- Promulgation du Pacte Fondamental : C’est la première déclaration des droits de l’homme en Tunisie, proclamée le 10 septembre 1857, sous le règne de Mhammed Bey.
- Promulgation de la première constitution dans l’histoire du monde arabe et islamique, instaurant la monarchie constitutionnelle, le 29 janvier 1861, sous le règne de Sadok Bey.
Parmi les principales dispositions de la Constitution de 1861 :
- Garantie des engagements pris en vertu du Pacte Fondamental.
- Séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
- Création du Grand Conseil, composé de 60 membres désignés pour une période de cinq ans.
Le Conseil a, entre autres, pour prérogatives d’exercer le pouvoir législatif et de veiller à l’application des dispositions de la Constitution.
- Mise en place d’un réseau de juridictions appelées à rendre la Justice. La Constitution de 1861 a été abrogée par le même Sadok Bey, en 1864, à la suite du déclenchement de la révolte d’Ali Ben Ghedhahem.
Les réformes de Kheireddine Tounsi (1873-1879) :
- La source de référence à ces réformes est l’ouvrage de Kheïreddine, «Aqwam Al Massalik Fi Maârifati Ahwal Al Mamalik» (1867).
- Principales orientations des réformes :
* Les réformes s’inspiraient des expériences vécues par les monarchies européennes en matière d’exercice du pouvoir.
* Elles consacraient la participation des personnalités influentes, aux côtés des souverains, dans le système de gouvernement.
* Elles redonnaient vie aux institutions instaurées par le Pacte Fondamental et consacrées par la Constitution de 1861.
* Elles favorisaient la création de nouvelles organisations politiques, à des fins civilisationnelles et de développement sociétal.
- Parmi les grandes réformes de Kheïreddine :
* Organisation des départements ministériels et réforme de l’appareil administratif.
* Mettre un frein aux abus de l’Autorité régionale.
* Réforme de la Justice et des tribunaux charaïques.
* Fondation du Lycée Sadiki (13 janvier 1875), dans le but de favoriser l’enseignement des sciences modernes et, partant, le progrès et la prospérité du pays.

* Le Mouvement Jeunes Tunisiens
- Appel à une représentation populaire et à la mise en place
de structures constitutionnelles servant de base au système de gouvernement (1907-1912).
Les origines du Mouvement :
- Fondation du journal «Al Hadhira» : 2 août 1888.
- Fondation de la société «Al Khaldouniya» : 22 décembre 1896.
- Fondation de l’association des «Anciens de Sadiki» : 23 décembre 1905.
- Fondation du journal «Le Tunisien» : 7 février 1907.

Parmi les revendications du Mouvement :
- Retour à la mise en application de la Constitution de 1861
- Participation des Tunisiens à la vie publique
- Défense de l’identité tunisienne
- Permettre aux Tunisiens d’accéder à la culture moderne.
Mohamed Bach Hamba réclame l’abolition de la monarchie :
Dans une correspondance, en date du 31 janvier 1920, adressée à Abdelaziz Thaâlbi, résidant à Paris, Mohamed Bach Hamba, à l’époque membre du Mouvement Jeunes Tunisiens, se prononçait pour l’abolition du régime monarchique en Tunisie.





